Ectac - Championnat de France de bûcheronnage -

Publié le par Sylvain.ectac

Le lac des Sapins de Cublize accueille, dimanche, la première manche qualificative pour le championnat de France de bûcheronnage,

Le lac des Sapins de Cublize accueille, dimanche, la première manche qualificative pour le championnat de France de bûcheronnage,

- Les concurrents s’affrontent en 6 épreuves à la hache, à la scie et à la tronçonneuse,
- En jeu ? Une place parmi les 8 finalistes du championnat de France, 
Cet homme est capable d’abattre, à la force de ses bras, des troncs d’arbre… Alors, quand il affirme que son activité est un sport, on ne le contredit pas. Le public pourra lui-même juger des propos de Gilles Giguet, l’organisateur de la manche qualificative au championnat de France de bûcheronnage qui se tient dimanche au lac des Sapins (Rhône). « Oui, c’est un sport, affirme sans langue de bois ce solide gaillard de 57 ans, quintuple champion de France et recordman du monde. C’est un vrai défi physique. Il faut s’entraîner dur, ça ne s’apprend pas en une saison. On pratique aussi le ski de fond ou le ski-roue pour gagner en endurance », 
« Avant, certains concurrents venaient torse nu », 
A partir de 14 heures, dimanche, les spectateurs pourront donc voir de près cette discipline organisée et sponsorisée par la marque Stihl (qui fabrique des tronçonneuses). «Il y a six épreuves à la hache, à la scie et à la tronçonneuse, poursuit Gilles Giguet. Dimanche, le plateau sera relevé car il y a, en jeu, 8 places pour le championnat de France. Il faut se battre pour faire partie des meilleurs. C’est spectaculaire mais la force seule ne suffit pas : il faut aussi de la technique. » Les concurrents s’affrontent en effet dans des épreuves où ils doivent allier vitesse et précision,
Depuis 1985 (2001 en Europe), la marque allemande a développé une discipline que Gilles Giguet a rejointe en 2002 après 12 années passées à écumer les concours de bûcheronnage. « C’est plus carré, plus pro. Avant, certains concurrents venaient torse nu ou pieds nus. Les épreuves sont aussi mieux organisées, on a tous le même diamètre de bois par exemple, et les règles de sécurité sont plus drastiques », 
Depuis quelques années, la France est sortie du bois et figure parmi les nations compétitives, derrière le Canada, les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Vingt-six pays occupent la scène internationale et on y retrouve, logiquement, des territoires riches en forêts. « Beaucoup de concurrents viennent des métiers du bois, confirme Gilles Giguet, lui-même responsable d’une scierie à Ugine (Savoie). Mais on commence à voir venir des gens d’autres horizons. Dans l’équipe, nous avons notamment un conseiller principal d’éducation. Des jeunes commencent à arriver. »
Pour développer ce sport, il faut aussi compter sur des structures qui permettent de mettre à disposition du matériel onéreux : environ 600 euros pour une hache, 1.500 pour une scie et 7.000 pour une tronçonneuse. Or, c’est bien connu, l’argent ne pousse pas dans les arbres… « Dans notre club, explique Gilles Giguet, président du Gil’s Axeman Club Stihl, nous avons deux machines prototype sur lesquelles les adhérents peuvent s’entraîner. » Des démonstrations permettent aussi de faire connaître la discipline et d’attirer de nouveaux adeptes qui, un jour, marcheront peut-être dans les traces du champion du monde, Jason Wynyard, un golgoth d’1,97 mètres, 140 kilos. Quand on vous dit que c’est un sport dont on ne contredit pas les participants, 

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